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Poulet aux morilles 2009

par Bruno Carroy 29 Décembre 2009, 19:55 Recettes

Différent de la version précédente, 2007 je crois. Le temps passe. En mieux.

En premier lieu acheter un poulet de compétition chez votre boucher de deux mètres de haut et 120 kg avec ballerines. Par exemple au
Coin de Campagne à Genève.

Ensuite quérir des morilles séchées par votre vendeur de champignons préféré.
Le reste c’est la routine : crème, vin blanc, oignon, bouillon. Et de l’eau, sans qui rien ne serait possible.

Demander conseil à votre gentil boucher pour cette recette, comme ça, pour la culture, et puis oublier tout. Lui réussira sa recette, pas vous.  La mienne vous la réussirez, car nous sommes semblables, voyez-vous. Nous ne portons pas de ballerines.

Après avoir mis les morilles 1 bonne heure à tremper – je recommande vers 17h – faire dorer le poulet entier dans une cocotte, ajouter un oignon émincé, puis dégraisser, puis déglacer avec une bonne rasade d’un vin blanc type vin jaune du Jura, puis mouiller au tiers de la bête avec le bouillon (volaille de préférence) et un peu d’eau de trempage des morilles, puis saler, poivrer, feuilledelaurierter, puis n’oubliez pas d’ajouter les morilles bien rincées. Ce serait trop bête.
Couvrir et laisser cuire à feu doux durant environ une heure, en retournant le poulet de temps en temps.

Découper la victime, réserver les blancs (déjà cuits) et remettre les cuisses (à peine suffisamment cuites) dans le bouillon, monter le son, ajouter la crème selon degré d’affinité et laisser réduire jusqu’à bonne consistance. Rectifier l’assaisonnement. Servir et attendre louanges.

BC

Ah, j’allais oublier, le vin qui lui va : un excellent blanc du Jura comme le savagnin, cuvée des Chalasses marnes bleues 2007 de chez Jean-François Ganevat. Un poil jeune mais superbe après un petit passage en carafe. Sinon viser un beau pinot noir.


Et puis une ou deux précisions : le poulet cuit entier gagne, selon moi, en texture, il est moins sec, plus moelleux. Souvent, la sauce aux morilles et le poulet sont cuisinés séparément, cela perd, selon moi, en unité.


Une photo ??? Mais c'est pas bien beau un poulet aux morilles ! C'est bon, ça oui - bien que cela n'arrive pas à l'ergot d'un poulet rôti avec art et servi avec des frites maison. C'est le nec plus ultra le poulet rôti. Ca ne triche pas un poulet rôti.  Pas de  couverture, pas de maquillage. C'est un gladiateur qui se jette nu dans l'arène un poulet rôti, avec son seul courage et son bronzage. Ce n'est pas enrobé et bourgeois comme le poulet aux morilles. C'est un peu la décadence de l'empire romain le poulet aux morilles - mais pas très photogénique.

commentaires

Bruno Carroy 30/12/2009 09:08


Ah...un vieux jaune... ça ben longtemps que je n'en ai pas siroté un !


olif 30/12/2009 09:02


Elle me plait bien, cette recette version 2009. J'ai justement un coq de première classe qui attend son heure. Avec un vieux Jaune de derrière les fagots. Mes Chalasses 2007 sauront bien attendre!


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